05/02/2023
Une semaine importante pour les marchés financiers, frappés par l’aversion au risque

Une semaine importante pour les marchés financiers, frappés par l’aversion au risque

Depuis le 20 janvier, le bitcoin, la principale monnaie virtuelle, est en chute libre. Il a perdu 50% de sa valeur par rapport au plus haut de la mi-novembre dernier. En parallèle, les marchés financiers se sont montrés inquiets tout au long de la semaine dernière. Tout le monde attend avec nervosité la réunion de la Réserve fédérale américaine, la FED qui doit annoncer mardi 25 et mercredi 26 son calendrier et ses mesures pour juguler l’inflation, devenu un phénomène mondial.

Les économistes appellent cela l’aversion au risque. Le commun des mortels parlera plus prosaïquement de peur. Car c’est la peur de l’inflation qui rend les marchés financiers nerveux. Le bitcoin en a fait les frais, perdant entre jeudi dernier et ce dimanche environ la moitié de sa valeur par rapport au plus haut atteint en novembre dernier.

La peur de mesures de resserrement du crédit

Dans le sillage du bitcoin, toutes les crypto-monnaies ont subi une véritable débandade. Certes, les actifs numériques sont des habitués de ces retournements spectaculaires, mais cette fois-ci la baisse est guidée par la crainte des investisseurs face aux possibles mesures de resserrement du crédit que pourrait annoncer la FED.

Alors que l’inflation américaine a atteint 7% l’an dernier, son plus haut niveau en quarante ans, la Banque centrale américaine doit annoncer un calendrier de relèvement des taux. Dans ces conditions, les investisseurs veulent se prémunir en se positionnant sur des obligations d’Etat jugées plus stables. Mais la baisse du cours du bitcoin ne fait pas que des déçus. Ainsi le Salvador, seul pays au monde où le bitcoin est une monnaie officielle, vient d’en acheter 410 de plus, pour environ quinze millions de dollars.

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L’inflation atteint des records partout dans le monde… les banques centrales à la peine

Pour l’endiguer, les banques centrales occidentales réduisent progressivement les apports de liquidités injectées au plus fort de la crise pour soutenir les marchés face à la crise sanitaire. La prochaine étape, prédisent les investisseurs, c’est la hausse des taux d’intérêts. Et cela suscite des inquiétudes du côté des Etats les moins développés. Le FMI a prévenu, ils devront se préparer en 2022 à des « épisodes de turbulences économiques »… Lire l’article

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