30/01/2023
Trop polluant, le Proof of Work ? Greenpeace appelle à changer le protocole du Bitcoin

Trop polluant, le Proof of Work ? Greenpeace appelle à changer le protocole du Bitcoin

Une campagne menée par Greenpeace tape encore et toujours sur les ressources énergétiques que demande le minage de bitcoin. Au lieu de prôner son interdiction, l’ONG appelle les grands acteurs de la crypto à changer le Proof of work pour rendre le bitcoin plus propre.

En interpellant les chefs d’entreprises les plus connus (parmi lesquels on retrouve Elon Musk), Greenpeace met en garde sur le minage intensif dans un manifeste intitulé « Change the code not the climate ». Selon l’organisation, le bitcoin aurait la capacité d’augmenter la température globale de la planète de 2 degrés Celsius s’il était adopté de façon globale.

Le Proof of work sur le banc des accusés

« Nous savons que les détenteurs de bitcoin n’ont pas intérêt à changer », accuse Greenpeace sur un site dont le nom évocateur, Cleanupbitcoin.com, détaille le problème des dépenses énergétiques liées au minage et à la vérification des transactions. On y apprend que le bitcoin consomme autant d’énergie que la Suède sur une année et que le principal coupable est le Proof of work, la méthode de validation des blocs utilisée pour donner sa valeur au bitcoin et à la blockchain.

Selon l’ONG, il suffirait de changer le code pour réduire les dépenses énergétiques de 99,99 % et faire du bitcoin une monnaie neutre en carbone. Le futur du bitcoin serait le Proof of stake, un procédé de validation adopté par d’autres grandes crypto-monnaies comme Ethereum ou Ripple. Le Proof of stake est considéré comme beaucoup moins gourmand en énergie mais Greenpeace sait que les grands acteurs du milieu ne sont pas prêts pour le changement. Ils disposent d’infrastructures géantes et de matériel couteux qu’ils ne vont pas abandonner du jour au lendemain.

Appel aux célébrités pour changer le code

Greenpeace a l’habitude de tirer la sonnette d’alarme, à l’heure où des régions comme le Texas ont redonné vie à d’anciennes usines de charbon et où le matériel de minage (cartes graphiques ASIC) est toujours plus performant et dépensier en électricité. L’ONG en appelle également à trois grands P.-D.G., Elon Musk, Jack Dorsey et Abby Johnson, pour les inciter utiliser leur influence afin de parvenir à un changement immédiat. 

Les grandes entreprises financières comme PayPal, Blackrock et Goldman Sachs peuvent elles aussi être vectrices de changement. Greenpeace estime qu’il suffirait d’une collaboration entre 30 acteurs de la finance mondiale pour changer la donne et empêcher le bitcoin de devenir une cause majeure des désastres écologiques à venir.

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