24/04/2024
TOP 14 de rugby : un véritable jackpot pour les villes hôtes des demi-finales

TOP 14 de rugby : un véritable jackpot pour les villes hôtes des demi-finales



Il faut les voir arriver en masse, en voiture, en train et même en avion. Quand les supporters de rugby sentent l’odeur des phases finales de leur sport favori, ils ne regardent pas vraiment à la dépense et n’hésitent pas à traverser la France (et même l’Europe !) pour assister aux demi-finales du TOP 14, le championnat de référence sur la planète ovale. Et depuis ce week-end, on connait l’identité du dernier carré. Qui de La Rochelle, le Stade Toulousain, le Racing et l’Union Bordeaux-Bègles, va succéder à Montpellier, dernier lauréat du célèbre Bouclier de Brennus ?

S’il y a toujours la glorieuse incertitude du sport, la Ligue nationale de rugby (LNR) avance, elle, sûre de ses atouts et prévoit déjà un raz-de-marée de supporters pour ces fameuses demi-finales 2023 qui auront lieu ce week-end au Pays basque espagnol, dans le stade Anoeta de San Sébastian. « L’engouement côté billetterie est du jamais vu. Toutes les sessions de vente grand public sont parties dans les 48 heures de leur lancement et le stade sera bien sûr à guichets fermés. 95 à 97% des spectateurs seront français ce qui générera une activité très forte pour les prestataires locaux, restaurants, hôtels. On estime les retombées entre 22 et 25 millions d’euros », indique-t-on du côté de la LNR où l’on se frotte les mains à l’idée de remplir à nouveau une enceinte de plus de 30.000 places, critère indispensable pour espérer organiser un tel événement.

« Proposer une expérience nouvelle dans la ferveur légendaire du Pays basque »

Mais au fait, pourquoi le TOP 14 a-t-il décidé de franchir les Pyrénées cette année ? « Comme souvent, nous transformons les contextes particuliers en opportunités. C’est ce qui nous avait amenés à tenter le pari du Camp Nou à Barcelone pour la finale de 2016 qui a rassemblé près de 100.000 spectateurs, un record mondial d’un match de rugby de clubs. En cette année de pré-Coupe du Monde 2023, les grands stades en France sont mobilisés par la préparation de l’évènement. C’était le moment de proposer au public une expérience nouvelle des demi-finales dans la ferveur légendaire du Pays basque », indique René Bouscatel, le président de la LNR et ancien taulier du Stade Toulousain.

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Il faut dire que cette transhumance sportive des demi-finales du Top 14 est devenue un rendez-vous dans le calendrier annuel du supporter de rugby français. La Coupe du monde 2023, qui se jouera à guichets fermés (1,3 million de tickets vendus à des particuliers), et plus généralement le Tournoi des Six Nations, font toujours autant recette dans le cœur des spectateurs, qui n’hésitent pas à débourser jusqu’à 1.000 euros le week-end pour se rendre à Dublin par exemple. Mais ce format de phases finales, qui réunit quatre équipes sur deux demi-finales en un seul stade, fait office d’initiation pour supporter en quête de sensation.

En 2022 à Nice, les fans ont dépensé 307 euros en moyenne

L’année dernière, les 30.631 spectateurs du derby Castres-Toulouse, puis les 29.164 fans du Montpellier – Bordeaux Bègles ont généré, selon une enquête de la LNR que Capital a pu consulter, plus de 17 millions d’euros de retombées économiques sur la métropole de Nice Côte d’Azur qui avait été choisie comme écrin à ce week-end sportif et festif.

Pour 80% d’entre eux, les spectateurs n’étaient pas originaires de la région et ils ont dépensé en moyenne 307 euros. Dans le détail, l’hébergement pèse pour 50% du budget (154 euros par personne), devant la restauration (93 euros par tête), les achats divers comme les maillots et autres goodies (47 euros par personne), puis les loisirs (23 euros).

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Mais en délocalisant ses matchs en Espagne, le TOP 14 cherche-t-il encore à étendre sa toile à l’internationale ? « La volonté de nous ouvrir à de nouveaux marchés a toujours fait partie notre réflexion. Nous nous sommes rendus au Japon en 2019 avec l’ASM Clermont qui a disputé un match contre une sélection de All Stars de la TOP League japonaise. À ce jour, il n’est pas prévu de délocaliser des matches de saison régulière dans des pays lointains, mais nous réfléchissons pour les années à venir à une tournée de pré-saison hors d’Europe pour développer la notoriété du TOP 14 », confie René Bouscatel. Diffusé dans plus de 200 territoires à travers le monde, le rugby français espère bien continuer sa marche en avant. Et pourquoi pas en soulevant dès octobre prochain, pour la première fois de son histoire, le trophée Webb Ellis, réservé aux champions du monde…



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