01/03/2024
Certaines plateformes seraient "secrètement insolvables" estime Sam Bankman-Fried

Les Iraniens se tournent de plus en plus vers le bitcoin



Selon une étude, 1 Iranien sur 4 possède aujourd’hui des cryptomonnaies.

Certains pays traversant des crises adoptent de manière accélérée les cryptomonnaies. Selon une étude publiée par Adopt A Block, 1 Iranien sur 4 utilise des cryptomonnaies.

L’Iran est un régime autoritaire, avec des sanctions internationales et une forte inflation… Un cocktail incitatif pour que des populations cherchent une alternative dans une autre monnaie, alors qu’il est difficile de se procurer de l’or et du dollar à Téhéran.

Sur le panel interrogé, 82% ont investi dans les cryptomonnaies pour lutter contre l’inflation, 10% pour transférer ou recevoir de l’argent de l’étranger ou encore 8% pour acheter des biens et des services interdits sur place.

Économie parallèle

Pour beaucoup, le bitcoin est plus qu’un actif spéculatif ou un moyen de conserver la valeur de ses biens, c’est une forme de liberté face à un gouvernement totalitaire. Par exemple, un habitant de Téhéran indique que le bitcoin lui permet de pouvoir payer un abonnement à la plateforme Spotify, alors que c’est interdit par les sanctions internationales.

Le bitcoin, l’USDT de Tether, le dogecoin ou le shiba sont les cryptomonnaies en vogue dans le pays. Alors comment se procurer des bitcoins en Iran? Il existe des plateformes d’échanges de cryptomonnaies iraniennes pour démocratiser l’usage. Problème, les frais sont très élevés et elles doivent être autorisées par la banque centrale.

C’est un vrai dilemme pour les autorités. Car en intégrant le bitcoin ou simplement en tolérant son utilisation, l’Iran pourrait favoriser l’émergence d’une économie parallèle, pour contourner les sanctions internationales, mais cela va aussi à l’encontre des nombreuses restrictions voulues par le régime. Voilà pourquoi l’ayatollah Khamenei n’est pas forcément pro-bitcoin.

Aude Kersulec avec Pauline Armandet



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