05/02/2023
Les cryptomonnaies à l’épreuve de la guerre

Les cryptomonnaies à l’épreuve de la guerre

Bien sûr, les cryptomonnaies n’ont pas brillé, alors que les premiers bruits de bottes ou les premières manœuvres se faisaient entendre à partir de janvier. Au contraire de l’or. Mais, dès le déclenchement de l’offensive militaire russe contre l’Ukraine, ces monnaies électroniques ont fait oublier ce « retard à l’allumage ». Tandis que l’once de métal jaune clôturait la séance du 24 février sur un très léger gain de 0,10 %, à 1 908,23 dollars et affichait à la mi-séance le 2 mars un gain de 1,12 % sur une semaine, le Bitcoin s’appréciait respectivement de 3,83 % et de 20,57 %. Idem pour son challenger l’Ethereum : un progrès certes moins prononcé (1,33 %) jeudi dernier et un rebond hebdomadaire d’un peu plus de 18 % vers 13 heures le 2 mars.

In fine, le Bitcoin et les altcoins (pour alternatives monnaies) passent avec succès l’épreuve du feu. Elles jouent leur rôle de carburant d’une économie ukrainienne acculée par son voisin. Sans doute que la ratification par le parlement, juste avant les premiers tirs d’artillerie, de la loi autorisant et encadrant leur création et leurs échanges y est pour beaucoup. Ce pays a ainsi pu récolter, selon le cabinet américain Elliptic, près de vingt-cinq millions de dollars en dons. Surtout, avec quinze réacteurs nucléaires, il détient de quoi miner ou créer des pièces et des blocs de transaction pour ses achats de pièces détachées et munitions pour ses avions, blindés, etc. Voire une source de devises s’il les met sur le marché. A condition que ses centrales ne tombent pas entre les mains de l’ennemi. Pour rappel, l’Ukraine avait lancé la construction d’un data center près de la centrale de Zaporijia, la plus grande d’Europe, destiné au minage de cryptos.

Cas de conscience pour les plateformes

La Russie peut également employer les cryptos, tant pour s’affranchir des sanctions internationales, après l’exclusion de la plupart de ses banques du système Swift, que comme moyen pour nombre d’oligarques de mettre tout ou partie de leur fortune à l’abri. Le ministre de l’économie et des finances a d’ailleurs annoncé que l’Europe veillerait à ce que les cryptos ne servent pas à contourner les sanctions. Déjà, certaines plateformes se heurtent à un cas de conscience : faut-il se ranger dans le camp de l’Ukraine qui demande le blocage des comptes des citoyens russes ou ignorer cette requête pour laisser ces monnaies alternatives hors d’atteinte des gouvernements ?

In fine, le Bitcoin et les altcoins (pour alternatives monnaies) passent avec succès l’épreuve du feu. Elles jouent leur rôle de carburant d’une économie ukrainienne acculée par son voisin. Sans doute que la ratification par le parlement, juste avant les premiers tirs d’artillerie, de la loi autorisant et encadrant leur création et leurs échanges y est pour beaucoup. Ce pays a ainsi pu récolter, selon le cabinet américain Elliptic, près de vingt-cinq millions de dollars en dons. Surtout, avec quinze réacteurs nucléaires, il détient de quoi miner ou créer des pièces et des blocs de transaction pour ses achats de pièces détachées et munitions pour ses avions, blindés, etc. Voire une source de devises s’il les met sur le marché. A condition que ses centrales ne tombent pas entre les mains de l’ennemi. Pour rappel, l’Ukraine avait lancé la construction d’un data center près de la centrale de Zaporijia, la plus grande d’Europe, destiné au minage de cryptos.

Cas de conscience pour les plateformes

La Russie peut également employer les cryptos, tant pour s’affranchir des sanctions internationales, après l’exclusion de la plupart de ses banques du système Swift, que comme moyen pour nombre d’oligarques de mettre tout ou partie de leur fortune à l’abri. Le ministre de l’économie et des finances a d’ailleurs annoncé que l’Europe veillerait à ce que les cryptos ne servent pas à contourner les sanctions. Déjà, certaines plateformes se heurtent à un cas de conscience : faut-il se ranger dans le camp de l’Ukraine qui demande le blocage des comptes des citoyens russes ou ignorer cette requête pour laisser ces monnaies alternatives hors d’atteinte des gouvernements ?

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