30/01/2023
Le Play-to-earn, le rêve fou des éditeurs de jeux vidéo qui n'emballe pas les joueurs

Le Play-to-earn, le rêve fou des éditeurs de jeux vidéo qui n’emballe pas les joueurs

Chez les éditeurs de jeu vidéo, un nouveau concept en vogue fait rêver toute l’industrie : le play-to-earn, jouer pour gagner de l’argent. Les jeux vidéo ne seraient plus un simple hobby, mais un moyen rentable de se faire de l’argent de manière constante grâce au mix entre gaming et cryptomonnaie. Pourtant du côté des joueurs, les annonces ne déchaînent pas les foules. 

Les éditeurs de jeux vidéo voudraient vous mettre au boulot ? En tout cas, ils souhaitent vous (mais eux aussi ne vous inquiétez pas) faire gagner de l’argent ! Comment ? En jouant, tout simplement. Plus question de jouer uniquement pour acquérir des équipements ou gagner de l’expérience dans le but d’affronter des adversaires toujours plus forts. Non, ici l’objectif est de collectionner des objets numériques uniques dans le jeu certifié par la blockchain et de réaliser des ventes entre joueurs. 

Récemment, Ubisoft avait fait une annonce surprenante avec la création de sa plateforme Quartz où il est possible d’acquérir des NFT directement depuis le jeu vidéo « Ghost Recon Breakpoint ». Konami, EA Sports, Square Enix ou encore Sky Mavis ont tous proposé ces derniers mois des jeux vidéo où l’on peut remporter de l’argent. Du côté des joueurs, la gronde monte déjà. 

Rentabiliser son temps passé

Si on enlève la possibilité de gagner de l’argent, en termes d’expérience de jeu, il n’y a strictement rien de nouveau. Frustrant pour n’importe quel joueur ludique. Pour les acquéreurs d’objets digitaux, l’avantage est de pouvoir tirer profit lors de la revente et de « rentabiliser » son temps. Sauf que les joueurs ne l’entendent pas de cette oreille et ne veulent pas participer à ses actifs spéculatifs et tout ce qui les entoure. En tout cas, c’est ce qui semble se passer en Europe, car dans certains pays cela fait déjà plusieurs années qu’un phénomène quasiment similaire touche certains jeux. 

Plusieurs exemples nous viennent de pays moins développés comme par exemple le Venezuela et le jeu « Runescape ». Il y a déjà quelques années, après la crise économique dans le pays, une armée de joueurs vénézuéliens s’était permis de garder coûte que coûte pendant plusieurs mois un endroit permettant d’obtenir de l’or dans le jeu vidéo. On échangeait 8 millions de pièces contre un dollar, tandis que le salaire moyen dans le pays était tombé à 3,6 dollars par mois. Une réelle mafia s’était créée pour se faire de l’argent grâce à ce jeu vidéo. En Inde, le principe était quasiment le même, mais sur le jeu « World of Warcraft ». Si le play-to-earn n’est pas forcément accepté en occident, cela pourrait être extrêmement différent dans les pays les plus pauvres, en quête d’une réelle rentabilité.

Pour l’instant, seuls les jeux PC et consoles semblent capables de profiter de cet engouement. Les différentes boutiques d’application d’Apple ou d’Android ne proposent aucune application play-to-earn même si leur intégration ne devrait plus tarder. En tout cas, tant qu’aucun mastodonte du jeu vidéo déjà implanté ne se mettra au play-to-earn, il parait difficile de voir ce concept devenir majoritaire.

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