04/02/2023
Le droit d'auteur c'est has been ; un site vend des NFT de chansons connues, sans aucun accord

Le droit d’auteur c’est has been ; un site vend des NFT de chansons connues, sans aucun accord

Le catalogue du site n’est plus accessible désormais © HitPiece

Alors que les NFT connaissent une popularité croissante, y compris dans le secteur musical, de nombreux artistes ont eu une désagréable surprise en ce début de mois de février.

En effet, le site HitPiece prétend vendre la production de milliers de groupes sous forme de NFT sans l’aval de ces derniers.

HitPiece s’attire les foudres d’artistes aux quatre coins du monde

Les NFT de HitPiece n’ont rien du caractère « unique » de chaque « token non fongible » et, pire encore, ils ont surtout généré de la colère, de la déception et l’incompréhension. La colère, tout d’abord, de centaines d’artistes qui ont exprimé publiquement leur mécontentement, notamment sur Twitter, après avoir fait une découverte impromptue. Un site américain, dénommé HitPiece et se décrivant comme une plateforme dédiée aux NFT musicaux, s’est employé à proposer à la vente de NFT de morceaux musicaux.

C’est là tout le problème : dans un catalogue bien fourni composé notamment de nombreux groupes de rock indépendants encore actifs, mais aussi de légendes de la musique internationale tels que John Lennon, aucun des morceaux présentés à la vente n’a, en fait, reçu l’approbation des détenteurs de leurs droits.

HitPiece s’attire les foudres d’artistes aux quatre coins du monde

Les NFT de HitPiece n’ont rien du caractère « unique » de chaque « token non fongible » et, pire encore, ils ont surtout généré de la colère, de la déception et l’incompréhension. La colère, tout d’abord, de centaines d’artistes qui ont exprimé publiquement leur mécontentement, notamment sur Twitter, après avoir fait une découverte impromptue. Un site américain, dénommé HitPiece et se décrivant comme une plateforme dédiée aux NFT musicaux, s’est employé à proposer à la vente de NFT de morceaux musicaux.

C’est là tout le problème : dans un catalogue bien fourni composé notamment de nombreux groupes de rock indépendants encore actifs, mais aussi de légendes de la musique internationale tels que John Lennon, aucun des morceaux présentés à la vente n’a, en fait, reçu l’approbation des détenteurs de leurs droits.

Jusqu’au mardi 1er février au soir, HitPiece se décrivait comme un moyen de « permettre aux fans de collecter des NFT de leurs sons favoris ». Dès le lendemain, un grand ménage a été opéré sur le site, puisqu’aucun contrat ne liant ni ne rémunérant les artistes concernés n’a été passé par HitPiece. Seul demeure le message suivant : « Nous avons commencé la conversation et nous écoutons ».

Après les virus, les faux NFT déçoivent les fans

L’un des problèmes majeurs est que HitPiece a préalablement soutenu le contraire : « Pour être clairs, les artistes sont payés lorsque des biens numériques sont vendus sur HitPiece. Comme tous les produits bêta, nous continuons à écouter tous les commentaires des utilisateurs et nous nous engageons à faire évoluer le produit pour répondre aux besoins des artistes, des labels et des fans ». Sauf qu’après le tollé et la colère, place à la déception pour les fans en question, puisque les produits ne sont plus disponibles.

Pour l’heure règne l’incompréhension. Comment HitPiece, lancé le 1er décembre 2021 avec une blockchain propre (baptisée « HitChain ») fonctionnant parallèlement à celle de l’Ethereum , a-t-il pu, deux mois durant, proposer de tels NFT à la vente ? Cela est d’autant plus inquiétant que l’un des membres fondateurs, Rory Felton, a travaillé durant plus de douze ans pour Sony Music et dirige actuellement son propre label musical, tandis que son associé n’est autre que le rappeur MC Serch.

Si les conséquences à venir pour HitPiece ne sont pas encore connues, les déboires se multiplient en ce moment entre NFT et industrie musicale.

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