24/04/2024
Illan Castronovo, Capucine Anav… ces influenceurs vont devoir afficher un message de la Répression des fraudes sur leurs comptes

Illan Castronovo, Capucine Anav… ces influenceurs vont devoir afficher un message de la Répression des fraudes sur leurs comptes



Bruno Le Maire a mis ses menaces à exécution. Le ministre de l’Economie avait annoncé au début du mois de mai qu’une liste d’influenceurs « qui n’ont pas respecté les règles » serait révélée et qu’ils seraient sanctionnés pour « pratiques commerciales trompeuses ». Et le ministre s’y est tenu, rapporte Le Figaro. Bercy a publié ce vendredi 2 juin les noms de 30 influenceurs mis en cause par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), suivant la pratique du « name and shame », ou « désigner et couvrir de honte », en français. Ainsi, Illan Castronovo, Capucine Anav, Anthony Matéo, Gaetan Debled, Léa Montchicourt ou encore Simon Castaldi ont été épinglés et feront les frais de leur manquement à la loi.

Le Gouvernement leur reproche, entre autres, d’avoir commis des arnaques financières, des promotions de contrefaçons ou de sites de « dropshipping », mais aussi de faire de la publicité déguisée. La polémique avait enflé après les désignations du rappeur Booba sur les réseaux sociaux envers ceux qu’ils appellent les « influvoleurs ». Une loi avait ensuite vu le jour pour réglementer l’activité de l’influence en ligne. Et comme l’indique le texte, la « promotion, directe ou indirecte, des actes, procédés, techniques et méthodes à visée esthétique » est désormais proscrite.

Des posts écrits par la DGCCRF

Or, les 30 influenceurs dont Bercy vient de révéler les noms ont enfreint la règle. « Il appartient à ces derniers comme à toute autre entreprise de respecter les dispositions du code de la consommation lorsqu’ils font la promotion de produits ou services », indique le communiqué du Gouvernement. « Les injonctions qui leur sont adressées les rappellent à l’ordre et invitent leurs abonnés à la vigilance. » La promotion de cigarettes ou cigarettes électroniques, les offres de jetons numériques, d’actifs numériques ou de services sur actifs numériques ont également été interdites.

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Les influenceurs mis en cause par le ministère devront donc afficher sur leurs réseaux sociaux pendant trente jours des posts rédigés par la DGCCRF qui rappellent la loi. Simon Castaldi et Illan Castronovo ont d’ores et déjà commencé à publier ces messages. « La récente publication de sanctions administratives prises à l’encontre d’influenceurs est l’occasion de rappeler les pouvoirs de la DGCCRF en matière de communication de l’identité d’entreprises sanctionnées », résume le communiqué.

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