24/04/2024
Pourquoi la fin du stablecoin BUSD fragilise Binance et pourrait secouer tout l'écosystème

Il ne sera bientôt plus possible d’acheter des cryptomonnaies anonymes sur Binance



Pour justifier cette décision, le géant des cryptomonnaies a évoqué les contraintes règlementaires locales.

L’étau se resserre autour des cryptomonnaies à anonymat renforcé (CAE). Quelques-unes sont désormais persona non grata chez le géant des cryptomonnaies Binance. La plateforme, qui est enregistrée en tant que prestataire de service sur actif numérique (PSAN) auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a évoqué les contraintes règlementaires locales.

« Bien qu’ayant pour objectif de soutenir autant de projets de qualité que possible, Binance est tenu de respecter l’évolution des lois et des réglementations locales concernant les cryptomonnaies, afin de s’assurer de pouvoir continuer à servir les utilisateurs », a déclaré un porte-parole de Binance à BFM Crypto.

Dans le cadre des processus de conformité en cours, « Binance a contacté les utilisateurs concernés pour les informer qu’ils ne pourront plus acheter ou échanger certains tokens de confidentialité sur la plateforme après le 26 juin », a ajouté ce dernier. A partir de cette date-là donc, il ne sera plus possible de trader certaines cryptomonnaies anonymes sur Binance, comme le dash, le monero ainsi que 12 autres jetons dits « privacy coins ».

Anonymes ou pseudonymes

Pour rappel, une cryptomonnaie anonyme permet, comme son nom l’indique, de réaliser des transactions de manière privée grâce à une technologie de cryptage. Par conséquent, les adresses des utilisateurs ou encore les montants de leurs transactions sont cryptés et donc non visibles.

Dans l’univers des cryptomonnaies, les cryptomonnaies anonymes restent minoritaires et s’opposent aux cryptomonnaies dites pseudonymes, telles que bitcoin et ethereum, dont les transactions sont consultables sur leur blockchain respective. De fait, lorsqu’un utilisateur détient des cryptomonnaies comme le bitcoin ou l’ether, il possède une adresse publique (un peu comme un RIB en français). Cette adresse publique est une suite de chiffres et de lettres qui lui permet de réaliser des transactions sur la blockchain, c’est à dire d’envoyer et de recevoir des cryptomonnaies sur cette même adresse.

La confidentialié de certaines cryptomonnaies demeure un critère qui commence à devenir un vrai problème face à une réglementation qui devient de plus en plus sévère à l’échelon mondial, qui réclame précisément de la transparence, surtout sur le territoire européen avec le règlement dit MiCA (Market in crypto assets).

C’est pourquoi Binance a annoncé que ces cryptos ne seraient plus échangeables sur son réseau en France dès le 26 juin. Les retraits seront toujours possibles d’ici là, mais pour les échanger, il faudra passer par une plateforme entièrement décentralisée.

Antoine Larigaudrie édité par PA



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