29/01/2023
Fortnite, Facebook, The Sandbox: à quoi ressemble vraiment le métavers en 2022

Fortnite, Facebook, The Sandbox: à quoi ressemble vraiment le métavers en 2022

Le métavers a le vent en poupe. Ce concept, qui est loin d’être nouveau, est vu par certaines entreprises comme une technologie d’avenir. Il s’agit surtout d’une manne financière, encore peu démocratisée.

Depuis le changement bruyant de nom de Facebook en Meta, le métavers est sur toutes les lèvres. Opportunité sans précédent pour certains, chimère à la mode pour d’autres, cet espace mi-virtuel mi-réel divise, mais engage surtout des sommes d’argent colossales. Pourtant, il est bien difficile de proposer une définition précise de cette promesse de monde virtuel, qui trouve certains exemples sur des plateformes déjà bien connues.

L’un des métavers dont on parle le plus est inévitablement celui de Meta (Facebook). Si l’entreprise peut se targuer d’avoir fait du concept le nouveau mot à la mode, sa création est encore loin d’être la plus aboutie.

Le méta de Meta

Le métavers de Facebook, qui porte le nom d’Horizon, s’est illustré dans un premier temps avec Workrooms, un système de travail collaboratif à distance, où l’on interagit avec ses collègues en réalité virtuelle, avec un casque dédié. Vitrine des nouvelles habitudes pandémiques, Workrooms a été présenté en août dernier par Mark Zuckerberg, directement au sein de la plateforme.

Horizon Worlds, le projet global, a été officiellement lancé le 13 décembre dernier, après plus d’un an passé dans sa version bêta. Pour y entrer, il est indispensable de posséder un casque de réalité virtuelle de la marque Oculus – filiale du groupe Meta.

Il s’agit ni plus ni moins que d’une sorte de cour de récréation géante, où l’on déambule avec des avatars (sans jambes). Il est possible d’y interagir avec n’importe qui.

Mais les images presque enfantines du projet ne font pas oublier les sujets qui fâchent, à commencer par la modération en ligne, l’un des points faibles de Facebook. Un cas d’agression sexuelle était ainsi recensé dans le métavers, début décembre 2021.

Des jeux « bac à sable »

Méta n’a toutefois ni le monopole, ni la primauté sur le métavers. Plusieurs platefomes existaient déjà depuis un certain temps. The Sandbox par exemple, dont le groupe Carrefour a acheté une parcelle cette semaine, est un « bac à sable », comme son nom l’indique. Autrement dit: un jeu sans but précis, dont le seul objet est l’interaction avec les objets virtuels et les autres joueurs. Existant depuis 2010, cette plateforme utilise la technologie blockchain depuis 2018.

Dans les faits, The Sandbox est un terrain virtuel immense, dont il est possible d’acquérir des parcelles en les achetant en cryptomonnaies. Les parcelles sont ainsi enregistrées dans la blockchain, la « chaîne de blocs », concept relatif aux cryptomonnaies, qui permet de certifier, via un calcul complexe, l’authenticité et l’exclusivité de l’achat.

Fin décembre 2021, au moins 17.000 personnes possèdaient des parcelles dans The Sandboxselon le site spécialisé Cryptoast. Parmi elles, on trouve des marques et des célébrités, comme Snoop Dog, la marque de sport Adidas ou celle d’informatique Atari.

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