05/02/2023
Effondrement des crypto Terra et Luna : le fondateur risque-t-il une peine de prison ?

Effondrement des crypto Terra et Luna : le fondateur risque-t-il une peine de prison ?

La chute spectaculaire et soudaine de la blockchain Terra a mis la cryptosphère en PLS. Quand on cherche un coupable, on trouve Do Kwon, le Sud-coréen fondateur des projets Luna et du stablecoin TerraUSD.

Alors que l’ensemble des crypto-actifs connaissent une phase baissière, Bitcoin et Ether en tête, certains désignent la chute des tokens Luna et Terra (un stablecoin) comme l’origine du problème. Leur créateur devra-t-il passer par la case prison ? Improbable, selon le site Decrypt.

Trouver la fraude, pas si facile

À la base, des bonnes idées sur lesquelles de nombreux investisseurs ont misé gros. Le TerraUSD est un stablecoin censé être en parité avec le dollar. Depuis sa création fin 2020, il est complémentaire du Luna que les gens ont acheté en espérant une plus value « garantie » par Do Kwon, l’instigateur du projet.

Passé de 100 à 0 dollars en quelques jours au début du mois de mai, le jeton Luna a entraîné la ruine de milliers d’investisseurs qui se réjouissaient de la prétendue stabilité du produit. Cette chute plus que vertigineuse a entraîné dans son sillage d’autres crypto-actifs comme le BTC et l’Ether qui ont perdu quant à eux 30 % de leur valeur ces 10 derniers jours.

La faute à qui ? On a tendance à montrer du doigt les ambitions de Do Kwon ainsi que les failles de la blockchain Terra, comme un manque de liquidités et une croissance trop rapide et importante. La plateforme Anchor promettait également un retour sur investissement de 20 %. Pourtant, il est peu probable que les enquêteurs financiers américains considèrent cela comme une fraude, puisqu’elle est difficile à prouver dans ce cas précis.

Do Kwon, interdit de business, trouve la parade

Il faut comprendre l’onde de choc d’une crypto-monnaie capitalisée à 45 milliards de dollars qui s’évapore d’un claquement de doigts. Bien que l’on réfute l’appellation de fraude, et de pyramide de Ponzi par la même occasion, il est peu probable que le natif de Séoul vienne refaire du business aux États-Unis. Il y est formellement interdit de commerce jusqu’à nouvel ordre.

L’intéressé aurait déjà trouvé la parade en proposant ce que la plupart des blockchains font quand le navire prend l’eau : un fork, c’est-à-dire une séparation technique qui permettrait la création d’un nouveau jeton, afin de rembourser les investisseurs lésés. Pour l’instant, la communauté Terra a refusé cette alternative par le biais d’un vote communautaire.

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *