08/02/2023
Cryptoqueen : découvrez l'histoire de cette arnaqueuse crypto recherchée par Europol

Cryptoqueen : découvrez l’histoire de cette arnaqueuse crypto recherchée par Europol

Ruja Ignatova est tout simplement accusée d’avoir organisé l’une des arnaques crypto les plus lucratives de la fin des années 2010. Elle court toujours, probablement dans un pays d’Europe.

OneCoin, c’est le nom de la monnaie qui devait supplanter bitcoin. En réunissant un grand nombre d’adeptes en Europe, aux États-Unis et jusqu’aux confins de l’Ouganda, l’équipe de OneCoin a pu générer des milliards de revenus grâce à une pyramide de Ponzi à peine déguisée. Le plus fort ? Certaines personnes continuent de croire au concept OneCoin à l’heure actuelle.

OneCoin, la crypto sans blockchain

Retour en 2014, où la plupart des projets cryptos d’envergure émergent dans le sillage du bitcoin. Ce sont notamment les premières heures d’Ethereum et le début de la montée en flèche du BTC. La Bulgare Ruja Ignatova vante les mérites d’une nouvelle monnaie virtuelle, le OneCoin, dont le cours semble monter de jours en jours sur son site Internet.

Parmi les millions de personnes qui investissent leur argent dans ce projet, il y a des Chinois, des Allemands, des Anglais et un grand nombre de résidents de pays d’Afrique. Problème ? Les développeurs du OneCoin sont à la peine pour expliquer comment ce jeton fonctionne. Encore pire, il semblerait qu’il ne possède pas de blockchain, mais seulement une base de données SQL qui n’a rien à voir avec les cryptos.

Le succès commercial du OneCoin atteint son paroxysme lors d’une conférence dans un stade de Wembley, où Ruja Ignatova vante les mérites de l’investissement devant 60 000 spectateurs. Pour convaincre, elle use de slogans forts et n’hésite pas à se mettre à dos le reste de la communauté crypto, notamment les adeptes du bitcoin qu’elle considère comme l’ennemi juré de sa monnaie factice.

En bas de la pyramide, plus de 3 millions de victimes

En 2016-2017, le site de OneCoin vous offrait des perspectives d’indépendance financière alléchantes. À commencer par 140 € pour le pack débutant, 5 000 € pour le pack Tycoon et 118 000 € pour le pack Ultimate, l’investisseur achetait des jetons OneCoin et pouvait accéder à des formations d’analyse financière afin de les revendre à ses proches et amis.

Sur le terrain, ces jetons de OneCoin n’ont jamais été minés (faute de blockchain) et ces formations étaient allègrement plagiées sur des livres existants. Pourtant, OneCoin vous incitait à en parler à vos amis pour espérer toucher une commission une fois leur package acheté. Voilà pour le fonctionnement de ce système de Ponzi qui a rapporté des millions aux nombreuses personnes qui se sont retrouvées en haut de la pyramide.

En fin compte, ce sont plus de 3 millions de personnes volées par le système OneCoin à hauteur de plus d’un milliard de dollars. Plus qu’un investissement crypto, on vendait aussi une appartenance à un groupe (les « bitcoin killers ») censé révolutionner la finance mondiale. C’est en partie pour cela que certains investisseurs croient encore au projet, même s’il est considéré comme une arnaque depuis 2017.

La Cryptoqueen court toujours

Ruja Ignatova s’est évaporée en 2017, lorsque l’ensemble des investisseurs ont compris que OneCoin n’avait aucune chance de prospérer et que sa phase haussière était montée de toutes pièces. Fichée par Europol, l’arnaqueuse d’origine bulgare se cache probablement en Allemagne ou dans un pays du pourtour méditerranéen. 

Il est possible que la chirurgie esthétique l’ait rendue méconnaissable. Grâce à sa fortune et à ses connexions avec le gouvernement bulgare, elle a encore la possibilité de jouer au chat et à la souris durant quelques temps. La figure de Ruja Ignatova continue de fasciner la communauté crypto qui spécule sur son lieu de résidence actuel, entre Sofia (Bulgarie) et Hambourg, en Allemagne.

Cependant, son frère Konstantin Ignatov et son compère Sebastian Greenwood ont été arrêtés sur des suspicions de fraude dans le cadre de OneCoin. Car cette arnaque est avant tout une histoire de famille, les organisateurs de OneCoin disposant d’alliés puissants dans la mafia bulgare et européenne, et c’est peut être la raison pour laquelle le procès de Konstantin se voit constamment reporté depuis 2019. Il risque plus de 90 ans de prison pour avoir volé 4 milliards de dollars et détourné 400 millions de dollars du fisc américain.

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