29/01/2023
Après la chute du bitcoin, Mélenchon associe les cryptos à une "économie de casino"

Après la chute du bitcoin, Mélenchon associe les cryptos à une « économie de casino »

Dans un tweet, ce dernier considère que « l’effondrement des cryptomonnaies mine tout l’édifice de l’économie de casino qu’est le capitalisme financier de notre époque ». Ce qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.

Une semaine après les turbulences connues sur le marché des cryptomonnaies, certains politiques se réveillent. C’est le cas, notamment, de Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise, qui espère accéder à Matignon à l’issue des élections législatives en cas de cohabitation.

Dans un tweet posté ce jeudi matin, ce dernier considère que « l’effondrement des cryptomonnaies mine tout l’édifice de l’économie de casino qu’est le capitalisme financier de notre époque ».

Un tweet qui n’a pas manqué de faire réagir l’écosystème des cryptomonnaies, qui défend sa paroisse, avec plus de 1.400 commentaires.

Cette semaine, le marché des cryptomonnaies reste fragilisé: les cryptomonnaies phares que sont le bitcoin et l’ether peinent à remonter la pente. Le bitcoin pourrait par exemple rentrer cette semaine dans sa huitième semaine de chute d’affilée s’il ne dépasse pas les 31.000 dollars.

Le crypto député Pierre Person a réagi à ce tweet, précisant que la « blockchain est un outil majeur pour redonner aux individus le pouvoir sur leur argent ». Pierre Person est un fin connaisseur du secteur de la blockchain et des cryptomonnaies. Ce dernier a notamment été rapporteur d’une mission d’information sur les cryptomonnaies en 2019 au sein de l’Assemblée nationale. Il a par ailleurs contribué à de nombreux amendements sur la fiscalité des cryptomonnaies ainsi que pour encadrer ce secteur, dans le cadre des négociations de la loi Pacte (le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, NDLR). Depuis 2019, la loi Pacte permet notamment d’encadrer les cryptomonnaies, grâce à la création du statut de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) et à visa optionnel pour les levées de fonds en cryptomonnaies (ICO).

De son côté, Claire Balva, directrice blockchain et cryptomonnaies chez KPMG France, a réalisé un thread sur Twitter en réaction, déplorant le manque de connaissance du député de la France Insoumise en la matière.

De fait, les déclarations de Jean-Luc Mélenchon dans le domaine des cryptomonnaies restent rares, au même titre que la plupart des anciens candidats à l’élection présidentielle. Pour autant, certaines interviews accordées à des médias donnent un aperçu de sa position actuelle. »Nous ne considérons pas aujourd’hui la blockchain, dans ses modalités actuelles de fonctionnement et d’usages, comme une technologie porteuse de solutions pour les grands défis auxquels l’humanité fait face. Il s’agit pour l’essentiel d’outils de spéculation financière, qui doivent être encadrés et régulés en tant que tels, au même titre que les autres pratiques spéculatives, dès lors qu’elles génèrent de l’enrichissement », avait déclaré ce dernier en avril dernier, dans un entretien sur Zonebourse.

Par ailleurs, dans une interview accordé au journal Les Numériques, Jean-Luc Mélenchon avait estimé que l’instauration d’un cadre fiscal dédié aux cryptomonnaies n’était « pas un sujet particulier » pour lui. »Nous n’allons pas créer un cadre fiscal particulièrement favorable aux cryptomonnaies et cryptoactifs, comme le proposent d’autres candidats. Cela n’a pas d’intérêt économique et ne produit pas de richesses ».

Il semblait, paradoxalement, moins critique vis-à-vis du métavers, alors que cet univers reste lié au secteur des cryptomonnaies : »Le métavers, je ne sais pas, mais la réalité virtuelle est une technologie intéressante où la France est déjà impliquée. Nous comptons bien continuer à investir dans les formations pour soutenir l’excellence de la France dans les jeux vidéo et la réalité virtuelle. En revanche, si le métavers veut dire réalité virtuelle plus supermarché, cela ne nous intéresse pas de développer la sphère marchande et le profit qu’on peut faire là-dedans. Cela ne marche probablement pas et les gens préfèrent faire leurs courses en 2-3 clics qu’en branchant un casque qui met 15 secondes à s’allumer… Ce qui nous intéresse, ce sont les aspects culturels, les productions artistiques, les paysages à explorer. »

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